La croissance du PIB réel devrait s’établir à 1.1 % en 2025, puis à 2.1 % en 2026. L’inflation élevée et l’incertitude géopolitique croissante pèsent sur la reprise de la consommation privée et de l’investissement. La hausse de l’investissement public renforcera progressivement la demande intérieure, tandis que la demande extérieure est affaiblie par le renforcement des obstacles aux échanges au niveau international. L’inflation sous-jacente restera élevée du fait de la forte progression des salaires liée aux pénuries de main-d’œuvre. D’autres retards dans l’absorption des fonds de l’UE pourraient nuire à la reprise de la demande intérieure.
Pour assurer une viabilité des finances publiques à moyen terme, il est essentiel d’accroître les recettes et de réaffecter les dépenses en vue de financer le renforcement des capacités de défense. L’instauration de capacités accrues de planification des infrastructures et d’évaluation de l’impact des politiques publiques contribuerait à améliorer l’efficience des dépenses. L’introduction en bourse de grandes entreprises publiques pourrait concourir à approfondir les marchés de capitaux et à améliorer l’accès des entreprises aux financements. Une diminution du coin fiscal sur le travail pour les personnes à faible revenu, accompagnée d’un transfert de la charge fiscale vers d’autres impôts sur le revenu, sur le patrimoine et sur l’environnement, contribuerait à faire reculer l’économie informelle. Le dynamisme des entreprises, l’innovation et l’investissement profiteraient d’une application renforcée du droit de la concurrence, ainsi que de mesures visant à remédier aux pénuries de compétences en améliorant les possibilités de formation et en facilitant l’immigration de travailleurs qualifiés.