La croissance du PIB devrait s’établir à 3.7 % en 2025, avant de ralentir à 2.3 % en 2026, sachant que la fragmentation des échanges pèsera sur les secteurs tournés vers l’exportation. Sur le front intérieur, l’incertitude accrue encouragera les ménages à épargner davantage, malgré une croissance soutenue des salaires nominaux étayée par des tensions sur le marché du travail. La demande intérieure ajustée, agrégat qui élimine les importantes distorsions découlant des activités des entreprises multinationales, devrait augmenter de 2.2 % en 2025 et de 2.1 % en 2026, des taux inférieurs à sa moyenne de long terme de 2.7 %.
Un relèvement des obstacles tarifaires et non tarifaires aux échanges freinerait la croissance et exacerberait les difficultés budgétaires à moyen terme en Irlande, étant donné que les États-Unis constituent son premier marché d’exportation et que les multinationales occupent une large place dans ses exportations et ses recettes fiscales. Il sera essentiel de donner la priorité aux réformes porteuses de gains de productivité, à l’efficience des dépenses et à des contrôles budgétaires plus stricts à l’échelle nationale. Il conviendrait de mener à bien les investissements en infrastructures programmés tout en veillant cependant à les échelonner de façon judicieuse pour éviter d’alimenter l’inflation.