La croissance du PIB réel devrait s’établir à 4.7 % en 2025, puis à 4.8 % en 2026. La faible inflation et l’assouplissement des conditions financières stimuleront la consommation et l’investissement privés. Cependant, l’incertitude entourant la politique budgétaire nationale atténuera ces évolutions positives alors que la croissance des exportations devrait s’essouffler sur fond de tensions commerciales à l’échelle mondiale. L’inflation devrait repartir à la hausse pour s’établir à 2.3 % en 2025 et à 3 % en 2026, à mesure que la récente dépréciation de la monnaie se répercutera sur les prix intérieurs. Le déficit courant devrait se creuser légèrement, mais un nouveau recul des prix des matières premières diminuerait les recettes d’exportations et pourrait l’amplifier.
La politique monétaire devrait continuer de s’assouplir en 2025 et 2026, sachant que les tensions inflationnistes demeurent contenues dans un contexte de croissance modérée. Quant à la politique budgétaire, elle devrait rester globalement neutre en 2025 étant donné que l’augmentation des dépenses consacrées au programme de repas gratuits et les investissements publics supplémentaires réalisés dans le cadre du nouveau fonds souverain (« Danantara ») seront financés par des baisses de dépenses dans d’autres domaines. À moyen terme, les principales priorités sont notamment de réduire les obstacles réglementaires à l’investissement étranger et d’accroître l’efficience de la dépense publique par un meilleur ciblage des prestations sociales sur les ménages vulnérables. Faire reculer l’économie informelle permettrait de renforcer la protection sociale et d’augmenter les recettes fiscales.