La croissance se redressera pour atteindre 2.5 % cette année, puis 2.6 % en 2026. Après une chute historique, l’investissement poursuivra sa reprise, soutenu par l’assouplissement des conditions financières. Ce redressement restera cependant modéré, en raison du climat d’incertitude et de la morosité du marché immobilier. La consommation et les exportations ralentiront sous l’effet des droits de douane imposés par les États-Unis et d’un ralentissement de l’économie mondiale. Après une pause début 2025, la baisse de l’inflation reprendra, mais la hausse des prix restera supérieure à l’objectif de 3 % au cours de l’année 2026.
La banque centrale devrait maintenir une politique d’assouplissement monétaire prudente, fondée sur l’analyse des données, afin de veiller à ce que l’inflation reflue durablement vers l’objectif retenu. Le déficit budgétaire devrait rester élevé en 2025 et 2026, rendant d’autant plus nécessaire la poursuite de l’assainissement des finances publiques. Celui-ci est indispensable pour assurer le respect des règles budgétaires, stabiliser la dette, et réduire le coût élevé de son service, alourdi par une prime de risque importante. À moyen terme, il conviendra d’assouplir les rigidités budgétaires, et d’engager une vaste réforme fiscale afin de reconstituer des marges de manœuvre budgétaire. L’allégement des charges administratives et l’amélioration des infrastructures permettraient de stimuler la productivité et l’investissement.