Le PIB devrait croître de 2.6 % en 2025 et de 2.3 % en 2026, grâce à la croissance de la consommation des ménages, elle-même soutenue par la croissance continue des revenus et du crédit, ainsi que par un investissement public accru financé par les fonds de l’UE. Les exportations progresseront lentement, en raison d’un affaiblissement de la croissance dans d’autres économies de l’UE. L’inflation globale a augmenté et les tensions sur les salaires demeurent fortes. La croissance continue des salaires risque de freiner le recul de l’inflation.
Les taux d’intérêt ont suivi ceux de la zone euro, conformément au système de caisse d’émission, mais la transmission de cette évolution à l’économie bulgare est lente et incomplète, ce qui contribue à une forte hausse des crédits contractés par les ménages. Il conviendrait de mettre en œuvre d’autres mesures macroprudentielles. Par ailleurs, la Bulgarie a sollicité une évaluation de sa capacité à rejoindre la zone euro, intégration censée intervenir en janvier 2026. Le déficit budgétaire ne devrait pas franchir le seuil de 3 % du PIB. Un contexte administratif plus favorable aux entreprises contribuerait à doper l’investissement, tandis que des politiques d’activation du marché du travail plus efficaces et des mesures visant à remédier à l’activité informelle permettraient de mieux utiliser la population active de la Bulgarie.