L’économie devrait amorcer un redressement après une récession prolongée, le PIB fléchissant de 0.3 % en 2025 et affichant une modeste hausse de 1 % en 2026. L’accélération progressive de la consommation des ménages et de l’investissement privé, favorisée par la baisse des taux d’intérêt et un marché du travail résilient, contribuera à ce redressement. L’inflation devrait refluer vers les 2 % d’ici la fin de 2026. Il est possible que l’assainissement budgétaire progressif freine la progression de la demande. Un ralentissement de l’activité en Europe ou une accentuation des difficultés structurelles pourrait nuire au redressement de l’économie, tandis que la persistance d’une hausse des salaires pourrait pénaliser davantage la compétitivité et alimenter la hausse des prix.
Les plans budgétaires devraient progressivement réduire le déficit budgétaire au cours des prochaines années pour qu’il soit inférieur à 3 % du PIB. La mise à profit des fonds de l’UE aiderait à atténuer l’impact de l’orientation budgétaire restrictive, tout en renforçant par des mesures d’ajustement structurel la résilience économique des secteurs ayant particulièrement souffert de la hausse des coûts de l’énergie. L’augmentation du taux d’activité des femmes et des travailleurs âgés telle qu’elle est prévue, conjuguée à un transfert de la charge fiscale du travail, favoriserait une croissance plus inclusive et la viabilité des finances publiques. Il faudrait que les plans de développement des réseaux à haut débit prévoient l’assouplissement des réglementations relatives au déploiement des infrastructures, ainsi que des instruments d’action et des incitations.