L’Afrique du Sud dispose d’une grande latitude pour améliorer ses résultats économiques, après la baisse de son PIB par habitant au cours des dix dernières années. Les résultats scolaires sont faibles et la productivité du travail peu élevée. Les larges écarts des taux d’emploi par rapport à la moyenne de l’OCDE se sont encore creusés depuis la pandémie. L’investissement en pourcentage du PIB est passé d’environ 29 % dans les années 2000 à 9.5 % ces dernières années, ce qui a causé des goulets d’étranglement du côté de l’offre et limité le potentiel de croissance.
L’allègement des contraintes réglementaires pour les entreprises, la mise en place de règles du jeu équitables et l’augmentation de l’efficience des entreprises publiques favoriseraient la création d’emplois, l’investissement et la productivité, amélioreraient l’affectation des ressources et réduiraient les risques liés à l’assainissement budgétaire. Le fait d’améliorer l’accès à l’éducation et à la formation ainsi que leur qualité permettrait de réduire les pénuries de compétences et d’accroître la productivité du travail. La mise en œuvre sans délai des politiques relatives au climat et à l’électricité favoriserait la réalisation des objectifs climatiques et de sécurité énergétique tout en réduisant la pollution atmosphérique.