Les performances économiques de l’Italie ont progressé depuis une dizaine d’années, passées les crises du début des années 2010, et la production par habitant est en augmentation. La hausse de l’emploi a été le moteur de cette amélioration. Le chômage est tombé à des niveaux historiquement bas et davantage de femmes et de seniors ont été amenés à travailler. L’investissement a augmenté. Si la productivité du travail s’est améliorée à la fin des années 2010, elle s’est affaiblie depuis lors, la forte croissance de l’emploi générée par l’expansion des secteurs de services à forte intensité d’emploi ayant dépassé la croissance globale de la production. Le plan national italien pour la reprise et la résilience (PNRR), qui est en cours de mise en œuvre, est à l’origine d’un ambitieux programme de réformes structurelles et d’investissements publics visant à tirer la productivité vers le haut.
Pour rehausser les taux de croissance économique, il faudra affronter les vents contraires du vieillissement rapide de la population, amplifiés par un taux d’activité des femmes et des jeunes plus faible que dans la plupart des pays comparables, malgré des progrès récents, ainsi que par d’importants déficits de compétences. Stimuler les investissements du secteur privé, en particulier dans la recherche et l’innovation, accélérerait la croissance de la productivité. Veiller à ce que la politique budgétaire contribue à faire baisser durablement et de manière crédible le niveau élevé de la dette publique, conformément au plan budgétaire et structurel à moyen terme, favoriserait les réformes et la croissance plus généralement sur le long terme, dans la mesure où l’assainissement budgétaire en cours et le poids des pensions de retraite et d’autres dépenses nécessaires limitent la marge de manœuvre budgétaire pour investir ou alléger la charge fiscale.