Au cours des deux dernières décennies, l’Inde a été l’une des grandes économies les plus dynamiques au monde. La solide croissance de son PIB par habitant repose avant tout sur la productivité totale des facteurs et l’accumulation de capital. L’utilisation de la main-d’œuvre a contribué dans une moindre mesure à cet essor en raison de la faiblesse persistante des taux d’activité, notamment des femmes. Dans le même temps, les pénuries de compétences limitent la capacité des entreprises de croître, d’adopter les nouvelles technologies et de créer des emplois.
Des contraintes structurelles continuent de freiner la croissance de la productivité du travail. Des infrastructures inadaptées perturbent les activités des entreprises et limitent leur accès à de nouveaux marchés et aux technologies de pointe. L’ampleur de l’économie informelle et la sous-représentation des femmes dans les emplois qualifiés constituent une occasion manquée d’exploiter pleinement le capital humain du pays. Les obstacles aux échanges et à l’investissement freinent l’intégration de l’Inde dans les chaînes de valeur mondiales.