La croissance de l’économie suédoise devrait s’établir à 1.6 % en 2025 puis à 2.3 % en 2026. À court terme, la montée de l’incertitude freinera l’investissement, même si la demande intérieure devrait se redresser peu à peu parallèlement à l’amélioration de la confiance. La consommation privée se raffermira, soutenue par une hausse des revenus réels et par une amélioration de la situation du marché de l’emploi. Le chômage devrait baisser régulièrement à mesure que la demande de main-d’œuvre augmentera. Cependant, les risques de divergence à la baisse par rapport aux projections restent prédominants, notamment en raison de l’incertitude accrue à l’échelle mondiale.
La Riksbank a mis en suspens, à juste titre, l’assouplissement de la politique monétaire, mais elle doit rester réactive et tenir compte des nouvelles données disponibles. La politique budgétaire légèrement expansionniste soutient l’économie et les besoins en matière de défense mais elle pourrait être mieux ciblée. Afin de pérenniser la croissance de l’emploi dans le contexte du vieillissement démographique, la Suède doit remédier aux déficits de compétences parmi les adultes inactifs et chômeurs. Un assouplissement des règles d’encadrement des loyers et une rationalisation des procédures d’urbanisme amélioreraient l’offre de logements et la mobilité. La hausse des coûts climatiques met en évidence l’urgence d’adopter des mesures d’adaptation plus énergiques et fondées sur le jeu du marché.