La croissance du PIB devrait s’établir à 1.6 % en 2025 puis à 2.4 % en 2026, tirée par la demande intérieure. Une forte progression des salaires soutiendra la consommation privée, et l’investissement augmentera progressivement grâce aux dépenses publiques consacrées à la reconstruction consécutive aux inondations et aux fonds de l’UE. Les risques de divergence à la baisse par rapport aux projections prédominent et tiennent à une exacerbation des tensions commerciales, à une croissance des salaires plus forte que prévu, à une érosion de la compétitivité et à une inflation durable. Les risques de divergence à la hausse englobent une accélération des efforts de reconstruction et une augmentation des dépenses de l’UE qui stimule l’activité d’investissement.
La politique budgétaire sera expansionniste en 2025 et en 2026 du fait de l’augmentation des dépenses de défense et de reconstruction. Parmi les mesures structurelles figure une hausse des dépenses de soins de longue durée financée par un relèvement du taux des cotisations de sécurité sociale. Outre la réforme des retraites à venir, d’autres réformes de la politique fiscale sont nécessaires pour garantir la viabilité des finances publiques à long terme, tandis que l’investissement bénéficierait de réformes axées sur l’offre, par exemple un assouplissement des règles d’immigration et une simplification des procédures de planification et de délivrance d’autorisations.