La croissance du PIB réel devrait s’établir à 1.4 % en 2025 et 1.1 % en 2026. Les exportations ralentiront à cause des obstacles aux échanges qui brideront la demande extérieure, surtout dans le secteur automobile. L’absorption accélérée des fonds de l’UE soutiendra l’investissement malgré les vents contraires dus à la montée de l’incertitude économique. Dans un contexte marqué par le manque de confiance des consommateurs et une forte incertitude, la progression des salaires réels sous l’effet du recul de l’inflation servira essentiellement à reconstituer l’épargne des ménages. L’exacerbation des tensions géopolitiques, la mise en place de nouvelles barrières au commerce et une croissance plus lente que prévu en Europe constituent des risques de divergence à la baisse par rapport aux perspectives.
Une stratégie budgétaire tenable à moyen terme s’impose pour dégager à nouveau des marges de manœuvre budgétaires, prenant notamment la forme de nouvelles mesures de réforme du système de retraite et de modifications des prestations familiales. Accroître l’efficience des dépenses publiques en améliorant l’élaboration des projets et en renforçant les capacités de mise en œuvre peut dynamiser l’investissement public. Un enseignement supérieur de meilleure qualité et des mesures plus fortes incitant les adultes à se former contribueraient à réduire les pénuries de compétences qui font toujours obstacle à l’investissement. Il est indispensable de poursuivre les efforts de lutte contre la corruption et de renforcer la confiance dans le système judiciaire afin de réduire l’incertitude et de stimuler la croissance.