Après un ralentissement en 2024, la croissance du PIB devrait s’établir à 1.5 % en 2025 puis à 2.4 % en 2026. La consommation privée devrait rester un moteur de croissance de premier plan, soutenue par une hausse des salaires et des retraites. L’investissement, qui a reculé en 2024, devrait s’amplifier peu à peu, sous l’effet de projets d’infrastructure financés par l’UE. La dynamique des exportations devrait rester fragile au début de 2025 avant une reprise progressive par la suite.
La politique monétaire devrait demeurer restrictive pour faire en sorte que l’inflation tende vers l’objectif. Un assainissement budgétaire plus rapide est nécessaire pour garantir la viabilité des finances publiques et pour réduire l’important déficit extérieur. Il faut accroître les recettes tirées d’impôts moins générateurs de distorsions afin de dégager une marge de manœuvre budgétaire pour de nouvelles dépenses consacrées à la protection sociale, à la santé, à l’éducation et aux infrastructures. Une meilleure absorption des fonds de l’UE doperait le potentiel de croissance grâce à des investissements stratégiques.