La croissance devrait ralentir pour s’établir à 2.8 % en 2025, puis à 2.6 % en 2026, les perspectives étant assombries par l’incertitude liée à l’action publique aux niveaux national et mondial. Les dépenses publiques marqueront le pas à mesure que l’assainissement budgétaire reviendra à l’ordre du jour. L’investissement privé restera modéré, bridé par la persistance de l’incertitude et le durcissement des conditions financières mondiales. La consommation privée sera soutenue par une inflation faible. La croissance des exportations sera fragilisée par l’impact direct des nouveaux droits de douane imposés par les États-Unis sur les produits péruviens et par l’effet de freinage plus général résultant de l’affaiblissement de la croissance mondiale. L’inflation devrait rester proche de l’objectif de 2 % retenu par la banque centrale.
L’orientation monétaire globalement neutre de la banque centrale est appropriée et devrait rester prudente et fondée sur des données. Le gouvernement prévoit un assainissement progressif des finances publiques en 2025 et 2026, visant à mettre le déficit sur une trajectoire conforme aux règles budgétaires, mais compte tenu de la montée des tensions sur les dépenses et de l’optimisme des projections relatives aux recettes, la tâche sera difficile et exigera l’adoption de mesures supplémentaires pour atteindre les objectifs budgétaires. La rationalisation des procédures de délivrance d’autorisations, l’allègement des formalités réglementaires et le renforcement des capacités d’investissement au niveau infranational peuvent avoir un effet d’entraînement sur l’investissement privé.