L’économie devrait croître de 0.4 % en 2025 et 1.1 % en 2026. Le faible taux de chômage et le repli de l’inflation soutiendront la consommation. La consommation et l’investissement publics demeureront faibles en raison de l’assainissement budgétaire en cours. Les exportations seront freinées par les droits de douane, l’incertitude et l’affaiblissement de la croissance mondiale. L’investissement sera soutenu par le recul des taux d’intérêt, mais le rétablissement ne sera que progressif en raison d’une forte incertitude.
La mise en œuvre d’un plan budgétaire à moyen terme pourrait contribuer à une réduction progressive du déficit qui ouvrirait la perspective d’investissements, notamment dans l’éducation, de nature à doper la productivité. Pour veiller à ce que l’inflation continue de refluer vers l’objectif, la banque centrale devrait poursuivre son cycle d’assouplissement prudent et progressif. L’élargissement des programmes d’enseignement professionnel en alternance permettrait d’améliorer l’offre de compétences techniques, d’accroître la compétitivité et de faciliter l’accès à des emplois formels.