La croissance du PIB devrait se redresser pour s’établir à 1.4 % en 2025 et à 2.8 % en 2026, à la faveur de la consommation des ménages et du rebond des exportations. L’investissement des entreprises sera vigoureux en 2025, mais se tassera en 2026 lorsque plusieurs projets se termineront. Le taux de chômage devrait légèrement remonter, même si le marché de l’emploi reste tendu. Les principaux risques tiennent à une violente éruption volcanique et à un nouveau relèvement des droits de douane touchant les principales exportations de biens du pays.
En mai, la banque centrale a ramené son taux directeur à 7.5 %, procédant ainsi à son cinquième abaissement de taux depuis qu’elle a amorcé un cycle d’assouplissement monétaire en octobre 2024. L’inflation a reflué à environ 4 % et devrait atteindre l’objectif retenu d’ici le second semestre de 2026. Le nouveau gouvernement s’est engagé à mener une politique budgétaire restrictive durant les deux prochaines années, ce qui favorisera la désinflation et permettra de dégager des marges de manœuvre budgétaires. Réformer le cadre budgétaire et la réglementation applicable aux entreprises renforcera la stabilité et la viabilité des finances publiques et soutiendra la productivité, l’investissement et la croissance.