La croissance du PIB devrait rester solide, atteignant 2.0 % en 2025, puis 2.1 % en 2026. Les décaissements de fonds effectués au titre de la Facilité pour la reprise et la résilience de l’UE bénéficieront à l’investissement, tandis que les revalorisations du salaire minimum viendront accompagner la reprise de la consommation, dans un contexte de ralentissement des exportations lié à l’affaiblissement de la demande extérieure. L’inflation globale reculera pour s’établir à 2.0 % en 2026, à la faveur de la baisse des prix du pétrole, et malgré la hausse des coûts commerciaux et une inflation persistante dans les services. Toutefois, des retards dans le déploiement des fonds de l’UE, une progression excessive des salaires ou la survenue de nouveaux phénomènes météorologiques extrêmes pourraient compromettre ces perspectives.
D’importants excédents budgétaires primaires sont attendus en 2025 et 2026, atteignant respectivement 2.1 % et 2.2 % du PIB, portés par un renforcement de la discipline fiscale. Le maintien de la dette publique sur une trajectoire résolument descendante doit rester une priorité, car les coûts liés au vieillissement démographique et les besoins d’investissement vont accentuer les tensions sur les dépenses publiques. La poursuite du rythme des réformes destinées à améliorer le climat des affaires et à remédier aux importantes pénuries de main-d’œuvre devrait soutenir la croissance de l’investissement. Des efforts continus visant à lutter contre la fraude fiscale et à limiter les dépenses fiscales contribueraient à accroître les recettes, et permettraient d’envisager un allègement de la fiscalité sur les bas salaires, tout en favorisant la création d’emploi.