L’économie devrait enregistrer une croissance de 0.4 % en 2025 et de 1.2 % en 2026. La consommation privée augmentera sous l’effet de la faiblesse de l’inflation, de la hausse des salaires nominaux et de la dissipation de l’incertitude liée à l’action publique nationale à la suite de la formation d’un nouveau gouvernement. La forte incertitude qui entoure les politiques commerciales freinera les investissements dans les activités manufacturières tournées vers l’exportation, mais dans l’ensemble, l’investissement privé se redressera, porté par l’ampleur de l’épargne des entreprises, la baisse des taux d’intérêt et la dissipation de l’incertitude liée à l’action publique au niveau national. Les investissements publics dans la défense et les infrastructures augmenteront fortement du fait de l’assouplissement des règles budgétaires et de l’ampleur des besoins d’investissement. La hausse des droits de douane appliqués par les États-Unis pèsera sur la demande étrangère.
Pour assurer la viabilité des finances publiques à moyen terme, il faudra améliorer l’efficacité des dépenses publiques, réaffecter les dépenses et élargir la base d’imposition, tout en remédiant aux tensions grandissantes exercées sur les dépenses par le vieillissement rapide de la population. Il est nécessaire de continuer d’alléger les contraintes administratives, de convertir l’administration publique au numérique et de renforcer les capacités de mise en œuvre des projets d’infrastructures, notamment au niveau des communes, pour soutenir la reprise des investissements publics et privés. Pour éviter que le choc de demande important provoqué par l’assouplissement budgétaire n’entraîne une montée des tensions inflationnistes, il est essentiel de réduire les obstacles à l’entrée des entreprises sur le marché et à leur croissance et de remédier aux pénuries de main-d’œuvre qualifiée.