La croissance du PIB devrait se renforcer pour atteindre 1 % en 2025 et 1.2 % en 2026, à mesure que la demande extérieure se redresse. La consommation privée sera stimulée par une croissance continue des revenus disponibles réels. L’investissement privé sera freiné par la forte incertitude, mais bénéficiera de l’amélioration des conditions de financement ; l’investissement public sera soutenu par les financements mobilisés au titre de la Facilité pour la reprise et la résilience. La croissance des salaires devrait ralentir progressivement, ce qui aidera l’inflation sous-jacente à revenir à 2 % d’ici au second semestre de 2025.
La politique budgétaire se resserrera en 2025 et restera globalement neutre en 2026, à mesure que les pays feront jouer les clauses dérogatoires nationales prévues par les nouvelles règles budgétaires. Bien que les dépenses militaires soient appelées à augmenter et que leur financement par l’emprunt pourrait être nécessaire à court terme, une politique budgétaire prudente s’impose pour assurer la viabilité des finances publiques à moyen terme. Il conviendrait également de maintenir une politique monétaire prudente pour que l’inflation baisse durablement jusqu’à l’objectif fixé. Un allègement des contraintes réglementaires pesant sur la mobilité de la main-d’œuvre contribuerait à atténuer les pénuries de main-d’œuvre, tandis que des progrès en matière d’intégration financière pourraient stimuler les flux financiers transnationaux, et favoriser ainsi l’investissement privé. L’économie reste résiliente dans un contexte d’incertitude grandissante à l’échelle mondiale.