La croissance du PIB devrait s’accélérer et passer de 1 % en 2024 à 1.9 % en 2025 puis à 2.2 % en 2026. Le redressement en cours du revenu disponible réel des ménages étayera la forte demande des consommateurs. Le niveau élevé d’incertitude liée à la politique commerciale et les restrictions aux échanges, en particulier dans le secteur de l’automobile, pénalisent l’investissement et les exportations. L’expansion budgétaire en Allemagne et l’utilisation accrue des fonds de l’UE favoriseront une accélération de la croissance en 2026. L’inflation globale devrait refluer progressivement vers l’objectif de 2 %. Les risques de divergence à la baisse prédominent, avec notamment une accentuation des tensions commerciales susceptible de freiner la croissance.
Étant donné la forte incertitude, la politique monétaire doit conserver une orientation prudente. En cas de dissipation durable des tensions inflationnistes, il conviendrait que la banque centrale poursuive l’abaissement des taux d’intérêt directeurs. Une orientation budgétaire globalement neutre est de mise à court terme, mais il sera nécessaire d’améliorer l’efficience de la dépense à moyen terme afin de faire face à l’augmentation des dépenses consacrées à la défense, au vieillissement démographique et à la transition écologique. La poursuite du développement du marché des capitaux et de la simplification de la réglementation en vue de faciliter l’entrée et la croissance des entreprises pourrait dynamiser l’investissement et la dynamique des entreprises.