La croissance économique ralentira pour s’établir à 4.7 % en 2025 et continuera de fléchir en 2026 pour atteindre 4.3 %. La consommation est freinée par une épargne de précaution toujours élevée, résultant des séquelles de la pandémie et de la correction du marché de l’immobilier, mais sera soutenue par la poursuite du programme de reprise en 2025. L’investissement dans le secteur immobilier continuera de se contracter, mais l’investissement des entreprises sera favorisé en 2025 par le programme de reprise destiné aux entreprises. L’investissement dans les infrastructures sera stable. Les exportations pâtiront des nouveaux droits de douane sur les échanges avec les États-Unis, tandis que les importations reculeront en raison de la poursuite du processus de relocalisation de la production. L’inflation mesurée par les prix à la consommation restera faible et les prix à la production continueront de baisser.
La politique budgétaire deviendra plus accommodante suiteà l’approbation d’une relance de grande ampleur, sans équivalent au cours des dernières décennies, destinée à financer le programme de reprise et les transferts sociaux. Certaines grandes banques publiques seront recapitalisées pour leur permettre de développer leurs activités de prêt. La politique monétaire procurera de la liquidité si besoin. L’assouplissement des mesures prudentielles associées aux prêts hypothécaires favorisera la demande de logements. La libéralisation de plusieurs services, comme la santé et la garde d’enfants, ainsi que les réformes des mécanismes de fixation des salaires visant à soutenir une revalorisation salariale stimuleront l’efficience et, potentiellement, la consommation. Le système de sécurité sociale devrait être réorganisé pour réduire l’épargne de précaution et soutenir la consommation de manière durable. Les monopoles administratifs ainsi que les commissions illégales devraient être abolis afin de libérer le potentiel du secteur privé.