Malgré son abondance de ressources naturelles et un niveau de formation de la main-d’œuvre élevé, les résultats économiques de l’Argentine sont inférieurs à ceux des économies comparables. L’instabilité du climat macroécomique, caractérisée par une succession de phases d’essor suivies de récessions, a sapé la confiance, ce dont témoigne un taux d’investissement parmi les plus faibles de la région. L’emploi informel demeure élevé en termes de comparaison internationale, ce qui entrave la répartition optimale des ressources sur l’ensemble de l’économie. La productivité du travail a reculé ces dix dernières années, creusant encore l’écart entre l’Argentine et la moyenne de l’OCDE.
Dans ce contexte difficile, le pays a engagé un ambitieux processus de réformes qui a commencé à porter ses fruits. Des efforts constants seront nécessaires pour supprimer progressivement les impôts générateurs de distorsions qui freinent l’investissement et pour accroître l’efficience des travaux publics. Un assouplissement accru de la réglementation du marché du travail et une réduction des coûts de main-d’œuvre non salariaux contribueraient à remédier au niveau élevé de l’emploi informel. Continuer de réduire les obstacles à la concurrence intérieure et internationale favoriserait la croissance de la productivité.