Le PIB réel devrait croître de 5.6 % en 2021, avant d’augmenter de 3.7 % en 2022 et de 2.4 % en 2023. Les perturbations des approvisionnements devraient s’estomper peu à peu, ce qui favorisera la reconstitution des stocks des entreprises et un renforcement de la croissance de la consommation à court terme. À la faveur du redressement régulier du marché du travail, la croissance des salaires nominaux s’accélérera encore. L’inflation devrait se modérer dans certains secteurs, au fur et à mesure que les perturbations des approvisionnements se dissiperont, mais la progression des salaires, conjuguée aux augmentations récentes des loyers des logements et des tarifs du transport maritime, portera la hausse globale des prix à la consommation à un niveau plus élevé qu’avant la pandémie.
La politique monétaire demeure très accommodante, mais la réduction progressive annoncée des achats d’obligations d’État est justifiée, dans la mesure où la reprise est maintenant plus fermement engagée. Les tensions persistantes sur les prix conduiront à un relèvement progressif du taux cible des fonds fédéraux à partir de la mi-2022. Le retrait en cours des aides budgétaires freine la croissance économique. Néanmoins, l’excès d’épargne engendré par les mesures de relance antérieures et les confinements continuera de soutenir la consommation des ménages et l’investissement des entreprises au cours des prochains trimestres. Pour trouver le chemin qui leur permettra de parvenir à la neutralité en matière de gaz à effet de serre d’ici à 2050, il faudra que les États-Unis investissent davantage dans des infrastructures propres et résilientes, et qu’ils améliorent la tarification des externalités environnementales.