Malgré la vive accélération du nombre d’infections en début d’année, la croissance du PIB devrait s’établir à 9.6 % en 2021 et à 4.5 % en 2022, avant de refluer à 3.8 % en 2023. La consommation privée, tirée par la baisse progressive du taux d’épargne des ménages, l’absorption des fonds de l’Union européenne (UE) et l’investissement, constituera un des principaux moteurs de la croissance. L’inflation devrait rester élevée en 2022.
Compte tenu de la vigueur notable de la reprise, un resserrement des politiques économiques s’imposerait en cas de persistance des tensions inflationnistes et de la surchauffe. Il conviendrait de retirer les mesures de soutien budgétaire plus rapidement que prévu si nécessaire, tout en surveillant l’évolution rapide du marché du logement et en ajustant les instruments de politique macroprudentielle en cas de divergence excessive des prix par rapport aux paramètres fondamentaux. La reprise met également au jour certains déséquilibres persistants sur le marché du travail, où le manque de main-d’œuvre adaptée aux besoins, malgré un taux de chômage sensiblement plus élevé qu’avant la pandémie, souligne l’existence de problèmes d’inadéquation entre l’offre et la demande de compétences, exerçant des tensions sur les salaires et les prix. Il sera nécessaire de renforcer les programmes de développement des compétences et de recyclage professionnel conformément aux besoins des employeurs pour remédier aux pénuries de main‑d’œuvre.