La croissance devrait rebondir et atteindre 5.2 % en 2021, avant de ralentir et de s’établir à 1.9 % en 2022 et à 1.6 % en 2023. Les mouvements de contestation sociale en juillet ont porté un coup d’arrêt au redressement relativement vigoureux de l’activité. Toutefois, la croissance du PIB restera dynamique en 2021, soutenue par les exportations et la consommation des ménages. Cette dernière est tirée par les transferts sociaux et l’utilisation de l’épargne accumulée. La forte demande de matières premières et le niveau toujours élevé des prix continueront de doper les exportations et les recettes publiques jusqu’à la mi‑2022. L’investissement devrait augmenter à partir de 2022, les entreprises renouvelant leur stock de capital.
Les marges de manœuvre budgétaires restent limitées au cours de la période de projection. Toutefois, les recettes exceptionnelles, résultant de l’envolée des cours des matières premières, permettent au gouvernement de financer la riposte à la pandémie. Il est essentiel d’investir dans la production d’électricité, les infrastructures et l’enseignement supérieur et de remédier aux obstacles réglementaires, afin de stimuler la croissance potentielle. Bien qu’en hausse, l’inflation reste maîtrisée et se maintiendra autour de l’objectif de 4,5 % fixé par la Banque de réserve. Il conviendrait que la politique monétaire conserve une orientation légèrement accommodante, sachant que la croissance devrait ralentir à partir de l’année prochaine.