La croissance du PIB réel devrait s’établir à 2.9 % en 2021, à 3 % en 2022 et à 2.1 % en 2023. L’activité a rebondi en 2021 du fait de la levée des mesures de freinage de la pandémie, mais les vagues successives de contaminations par le COVID-19 durant la deuxième moitié de l’année ont accru les incertitudes. La progression continue des exportations, notamment dans les secteurs chimique et pharmaceutique, et l’amélioration de la confiance devraient soutenir l’investissement privé. Les perspectives plus favorables du marché du travail et la réduction de l’épargne, actuellement élevée, étayeront la croissance de la consommation. Sur fond de hausse des prix de l’énergie, l’inflation s’est redressée mais devrait rester modérée.
Les anticipations d’inflation étant bien ancrées et les incertitudes restant élevées, l’orientation accommodante de la politique monétaire actuelle demeure adéquate. S’il convient de supprimer progressivement les mesures budgétaires liées au COVID-19, des aides ciblées en faveur des travailleurs et entreprises vulnérables devraient être maintenues pour le moment. Des réformes structurelles visant à améliorer le climat des affaires, à lever les obstacles à la concurrence et au commerce, à accroître l’inclusivité du marché du travail et à promouvoir la durabilité environnementale de l’investissement et de la consommation favoriseraient une reprise vigoureuse.