L’économie devrait croître au rythme de 3.2 % en 2021, 5 % en 2022 et 4.8 % en 2023. La consommation et l’investissement se sont redressés au deuxième trimestre, sous l’effet de l’assouplissement des mesures d’endiguement de la pandémie, mais la croissance a ralenti au troisième trimestre. La hausse des contaminations, un taux de vaccination relativement faible et les perturbations des chaînes d’approvisionnement pénaliseront l’activité économique à court terme. La reprise va s’accélérer en 2022 et en 2023 : elle sera essentiellement alimentée par la vive progression de l’investissement, soutenue par les subventions au titre de Facilité pour la reprise et la résilience et les fonds structurels de l’UE. Elle pourrait, toutefois, s’essouffler en cas de durcissement des restrictions et d’une lente absorption des fonds européens.
Il conviendrait de maintenir des mesures de soutien ciblées, jusqu’à ce que la reprise soit solidement engagée. Le renforcement des mesures actives du marché du travail est indispensable pour faciliter le redéploiement de la main-d’œuvre. L’amélioration de la gouvernance de la passation des marchés publics et des dépenses publiques d’investissement devrait contribuer à assurer une mise en œuvre effective et en temps utile du plan de relance. Il faudrait adopter une stratégie d’assainissement budgétaire à moyen terme de façon à répondre aux enjeux budgétaires propres à cet horizon, en particulier ceux liés au vieillissement rapide de la population.