La croissance économique devrait s’établir à 5.2 % en 2022 et à 4 % en 2023, tirée par le redressement du tourisme étranger et la vigueur des exportations de biens. L’investissement des entreprises ralentira, en raison du durcissement des conditions financières et de l’achèvement de projets qui avaient été reportés en raison de la pandémie. La consommation des ménages restera ferme, alimentée par la hausse des salaires et de l’emploi, malgré la réduction du soutien apporté par l’État à l’économie. Les risques qui entourent le tourisme étranger et les coûts de transport maritime sont susceptibles d’influer sur les projections.
La banque centrale a récemment porté ses taux d’intérêt de 0.75 % à 2 %, l’inflation mesurée par les prix à la consommation ayant atteint plus de 4 %. Elle devrait se tenir prête à les relever encore en cas de hausse des anticipations d’inflation à long terme. Le solde budgétaire s’améliorera d’environ 7.5 points de PIB jusqu’à la fin de 2023, comme prévu par le gouvernement, ce qui est bienvenu. L’investissement public devrait rester axé sur les technologies vertes, ainsi que sur la promotion de l’innovation et du renforcement des compétences numériques, dans le but de stimuler la productivité et de favoriser une croissance durable plus forte sur le long terme.