La croissance du PIB a été résiliente en 2025 et a progressé de 3.3 % en glissement annuel au cours des trois premiers trimestres de l’année, malgré l’incertitude nationale et internationale. La consommation privée a bénéficié de la hausse des revenus réels et du raffermissement du marché du travail. L’investissement privé a progressé de 9.0 % en glissement annuel sous l’effet d’un regain de confiance des entreprises, de l’assouplissement des conditions financières et de la conclusion de nouveaux contrats de partenariat public-privé. Cependant, l’investissement public s’est modéré après une progression à deux chiffres en 2024 et les exportations nettes ont diminué, la demande d’importations ayant dépassé les exportations. Le PIB mensuel a augmenté de 3.9 % en glissement annuel en septembre, confirmant la résilience au troisième trimestre. L’inflation demeure bien ancrée dans la fourchette de 1 à 3 % retenue comme objectif par la banque centrale, avec une inflation globale et une inflation sous-jacente de respectivement 1.4 % et 1.8 % en glissement annuel en octobre, et des anticipations à un an proches de 2 %. L’emploi a progressé de 0.8 % en glissement annuel au deuxième trimestre, et les salaires réels dans l’économie formelle ont augmenté de 1.6 % en glissement annuel sur la période janvier‑août 2025. Cependant, le taux d’activité et les salaires dans l’économie formelle n’ont toujours pas retrouvé leurs niveaux d’avant la pandémie.
Des termes de l’échange historiquement élevés, en raison principalement des prix du cuivre, soutiennent les paiements courants, mais l’incertitude politique à l’échelle mondiale et nationale pèse sur l’activité. Le sol s’est apprécié de 10 % depuis le début de 2025, et ce malgré l’incertitude politique accrue dans le pays, à la faveur des recettes importantes tirées des exportations et des versements miniers, mais aussi des entrées d’investissements de portefeuille attirés par des différentiels de taux d’intérêt encore élevés. L’abondance des réserves de change et la faiblesse de l’endettement public sont des facteurs de résilience face aux chocs. L’impact global des droits de douane de 10 % imposés par les États-Unis sur la plupart des produits devrait être modeste étant donné que les exportations de cuivre brut ne sont pas concernées. D’autre part, la production hors saison et les droits de douane inférieurs à ceux imposés aux principaux concurrents devraient atténuer les effets sur les exportations agro-industrielles et textiles, lesquelles représentent la moitié des exportations vers les États-Unis.