Après avoir progressé de 0.7 % en 2025, l’économie mexicaine devrait croître au rythme de 1.2 % en 2026 et 1.7 % en 2027. Le bas niveau du chômage et le ralentissement de l’inflation tireront la consommation. La consommation et l’investissement publics resteront atones, en raison de l’assainissement en cours des finances publiques. Les exportations seront freinées par la hausse des droits de douane et l’incertitude. La baisse des taux d'intérêt favorisera dans une certaine mesure l’investissement, dont le redressement ne devrait néanmoins n’être que progressif, du fait de la persistance de l’incertitude tant à l’échelle nationale que mondiale.
La mise en œuvre d’un cadre budgétaire à moyen terme contribuerait à réduire le déficit et à dégager une marge de manœuvre budgétaire pour financer des investissements porteurs de gains de productivité, en particulier dans le secteur de l’éducation. Afin de s’assurer que l'inflation reflue vers l’objectif retenu de 3 %, la banque centrale devra maintenir un cycle d’assouplissement prudent et reposant sur des données. La simplification et la numérisation de la réglementation des entreprises faciliteraient la création et la croissance de celles-ci, dynamiseraient la concurrence et favoriseraient la création d’emploi.