La croissance du PIB réel devrait s’établir à 4.2 % en 2025 et à 3 % en 2026, avant de repartir à la hausse pour atteindre 3.9 % en 2027. La croissance sera tirée par l’investissement et les exportations, à la faveur de conditions de plus en plus propices à l’activité des entreprises, d’un allègement des réglementations et du dynamisme des secteurs énergétique et minier. L’inflation a reculé et les déficits budgétaires ont été comblés, mais la croissance a fléchi dernièrement et les pressions sur le taux de change ont témoigné de la persistance de facteurs de vulnérabilité macroéconomiques et de l’incertitude politique.
La maîtrise des dépenses et l’accroissement des recettes fiscales, sous l’effet de la reprise économique, ont permis une amélioration des résultats budgétaires. D’autres réformes seront cependant nécessaires pour s’en tenir à la prudence budgétaire tout en stimulant la croissance potentielle. Réduire la complexité de la fiscalité tout en élargissant les bases d’imposition contribuerait au redressement de la situation des finances publiques à moyen terme. L’axe principal de la politique monétaire devrait être le maintien de l’inflation sur une trajectoire descendante. L’instauration d'une croissance à large assise sera conditionnée par la mise en œuvre d’une nouvelle réforme de la réglementation visant à renforcer la concurrence sur le plan intérieur et à promouvoir les échanges internationaux ainsi que par à un élargissement de l’offre d’enseignement technique et professionnel.