L’économie devrait croître de 0.3 % en 2025, 1 % en 2026 et 1.5 % en 2027 (PIB corrigé des jours travaillés). La consommation privée augmentera sous l’effet de la faiblesse de l’inflation, de la hausse des salaires nominaux et de la dissipation des incertitudes liées à l’action publique nationale. La forte incertitude qui entoure les politiques commerciales et les droits de douane imposés par les États-Unis freineront l’investissement dans les activités manufacturières tournées vers l’exportation ainsi que la demande extérieure. L’investissement privé se redressera, porté par l’ampleur de l’épargne des entreprises, la baisse des taux d’intérêt et la dissipation de l’incertitude liée à l’action publique au niveau national. Les dépenses publiques consacrées à la défense et aux infrastructures augmenteront fortement du fait de l’assouplissement des règles budgétaires et de l’ampleur des besoins d’investissement.
Pour assurer la viabilité des finances publiques à moyen terme, il faudra améliorer l’efficacité des dépenses publiques, réaffecter les dépenses et élargir la base d’imposition, tout en remédiant aux tensions grandissantes exercées sur les dépenses par le vieillissement rapide de la population. Il est nécessaire de continuer d’alléger les contraintes administratives, de convertir l’administration publique au numérique et de renforcer les capacités de mise en œuvre des projets d’infrastructures, notamment au niveau des communes, pour soutenir la reprise des investissements publics et privés. Pour éviter que l’assouplissement budgétaire n’entraîne une montée des tensions inflationnistes, il est essentiel de réduire les obstacles à l’entrée des entreprises sur le marché et à leur croissance et de remédier aux pénuries de main‑d’œuvre qualifiée.