La croissance du PIB devrait s’établir à 2.4 % en 2025, 2 % en 2026 et 2.1 % en 2027. La vigueur de la consommation privée restera le principal moteur de la croissance. L’investissement devrait progresser, porté par les fonds au titre de la facilité pour la reprise et la résilience jusqu’à la fin de 2026. La croissance des exportations sera atone à court terme en raison des restrictions aux échanges mais elle devrait se raffermir à mesure que la demande extérieure, émanant de l’Allemagne en particulier, se redressera. Les risques entourant les perspectives tiennent notamment à une exacerbation des tensions commerciales et géopolitiques, qui pourrait freiner la croissance, et à une politique budgétaire nationale plus expansionniste, qui pourrait attiser l’inflation.
Les autorités monétaires doivent rester vigilantes dans le contexte de l’incertitude entourant les politiques commerciale et budgétaire à l’avenir. Une politique budgétaire prudente est de mise pour constituer des marges de manœuvre afin de faire face aux futurs chocs et aux tensions sur les dépenses liées à la défense, au vieillissement démographique et à la transition écologique. Des réformes structurelles, par exemple une réduction des obstacles à l’entrée dans les services professionnels et une amélioration des analyses d'impact de la réglementation, peuvent renforcer la concurrence et la productivité.