Le rythme de croissance économique demeurera inchangé entre 2024 et 2025, à 5 %, avant de fléchir à 4.4 % en 2026 et à 4.3 % en 2027. La consommation sera freinée par l’ampleur de l’épargne de précaution et par le contrecoup du programme de reprise qui a favorisé des achats anticipés de biens durables afin de profiter des prix plus bas. L’investissement immobilier continuera de se contracter et les prix baisseront à mesure que les surcapacités se résorberont. La campagne anti-involution, qui vise à mettre un terme à la concurrence excessive et aux surcapacités, devrait peser sur l’investissement des entreprises, mais les investissements dans les infrastructures devraient se redresser grâce au nouveau plan quinquennal. Les exportations seront limitées par les augmentations des droits de douane appliqués par les États-Unis. Les mesures anti-involution contribueront probablement à maintenir l’inflation mesurée par l’IPC à un niveau positif, ainsi qu’à limiter la chute des prix à la production. Les principaux risques sont liés aux incertitudes relatives aux échanges et à la gestion des surcapacités, tandis que les réformes et de nouveaux projets pourraient dynamiser davantage l’investissement privé.
La politique monétaire reste accommodante, bien que la marge de manœuvre pour procéder à de nouvelles réductions de taux soit limitée, car elles ont un effet négatif sur la rentabilité des banques dans un contexte de préoccupations relatives à la qualité des actifs. La politique budgétaire est devenue plus accommodante en 2025, et l’objectif de déficit a été relevé d’un point de pourcentage du PIB. Des réformes de grande ampleur sont nécessaires pour garantir l’existence d’une concurrence suffisante dans tous les secteurs, alléger la charge réglementaire, faciliter l’accès au marché des entreprises privées et renforcer la protection sociale.