Le PIB devrait croître à un rythme de 5.0 % en 2025, 4.4 % en 2026 et 4.1 % en 2027, tiré par la résilience de la demande intérieure. La consommation privée devrait rester vigoureuse, à la faveur de la situation favorable sur le marché du travail et des mesures d’aide au revenu. L’investissement s’accélérera, notamment dans les secteurs à forte intensité technologique, tels que les semi-conducteurs et l’énergie verte. La demande extérieure devrait s’éroder sur fond de hausse des droits de douane et de forte incertitude liée à l’action publique. La persistance des tensions commerciales internationales, en particulier un relèvement des droits de douane appliqués aux semi-conducteurs, constitue un risque notable entourant les perspectives. Bien qu’elle soit maîtrisée, l’inflation pourrait grimper sous l’effet de la forte progression des salaires.
Dans le sillage de la réduction prévue du déficit budgétaire, qui devrait être ramené à 3.9 % du PIB en 2025, il sera nécessaire de poursuivre l’assainissement des finances publiques en vue de reconstituer des marges de manœuvre budgétaires et de faire diminuer la dette publique, y compris en mobilisant davantage de recettes fiscales et en supprimant progressivement les subventions à l’énergie. Sachant que des difficultés extérieures pèsent sur la croissance et que l’inflation est maîtrisée, il conviendrait de conserver l’actuelle orientation légèrement accommodante de la politique monétaire, tout en surveillant attentivement les nouvelles tensions inflationnistes. La mise en œuvre de réformes structurelles pourrait doper la croissance en réduisant les obstacles réglementaires sur les marchés de produits, notamment les formalités administratives complexes, les barrières à l’entrée et les mesures de plafonnement des prix, qui freinent la concurrence et engendrent des coûts de conformité élevés, en particulier pour les plus petites entreprises.