La croissance du PIB devrait s’établir à 1.1 % en 2026, avant de se hisser à 1.6 % en 2027, étayée par la consommation intérieure et une amélioration progressive de l’environnement commercial mondial. L’investissement se redressera à mesure que se concrétiseront les effets retardés de l’assouplissement monétaire et de la diminution des coûts d’emprunt. L’inflation globale annuelle devrait refluer de 2.9 % en 2025 à 2.1 % en 2027, les tensions sous-jacentes sur les prix s’atténuant sur fond de modération de la croissance des salaires nominaux. La situation du marché du travail restera tendue, le chômage n’augmentant que légèrement pour passer de 3.9 % en 2025 à 4.1 % à la fin de 2027.
L’orientation de la politique budgétaire devrait rester globalement neutre au cours de la période 2025-27, compte tenu de la diminution de l’impôt sur revenu des personnes physiques et des taxes environnementales, ainsi que du report de dépenses programmées à des années ultérieures. Afin de soutenir la croissance dans un contexte de contraintes affectant l’offre de main-d’œuvre, le gouvernement devrait privilégier les investissements propices aux gains de productivité et contribuer à rendre l’environnement des entreprises plus dynamique, en simplifiant leur immatriculation et en renforçant le cadre de l’insolvabilité.