Alors qu’elle devrait s’établir à 10.2 % en 2025 en raison l’augmentation des exportations pharmaceutiques par anticipation de la hausse des droits de douane imposés par les États-Unis, la croissance du PIB réel baissera à 2.1 % en 2026 sous l’effet de la dissipation progressive de ces effets et du relèvement des barrières douanières, avant d’augmenter à 2.8 % en 2027 à la faveur d’une certaine atténuation de l’incertitude. Favorisée par la poursuite, quoique moindre, des créations d’emploi, la demande intérieure, nette des activités multinationales les plus volatiles, devrait croître de 3.7 % en 2025, 2.3 % en 2026 et 2.6 % en 2027.
Il conviendra de mettre en œuvre une règle budgétaire intérieure contraignante afin de veiller à la viabilité des finances publiques à moyen terme. Les recettes fiscales devraient augmenter, mais restent vulnérables à des ajouts soudains de droits de douane réduisant les bénéfices des grandes multinationales. L’amélioration de l’accès des PME à l’innovation et à l’aide à l’adoption des technologies, conjuguée à l’assouplissement des restrictions applicables aux services juridiques, pourrait renforcer la croissance de la productivité et réduire les tensions sur les coûts des entreprises.