Après un fléchissement en 2024, l’économie de la Nouvelle-Zélande devrait croître au rythme de 0.7 % en 2025, 1.8 % en 2026 et 2.8 % en 2027. La croissance sera soutenue par la baisse des taux d’intérêt, l’amélioration des revenus réels des ménages, un tourisme dynamique et des recettes d’exportation de produits de base solides. Cependant, la perte de confiance, le coût élevé de l’énergie, la baisse de l’immigration nette et la forte incertitude entourant les restrictions aux échanges devraient rester des forces contraires pesant sur la reprise à court terme. L’inflation devrait être maintenue dans la fourchette retenue comme objectif par la banque centrale et tendre vers 2 %. Après avoir atteint son pic en 2025, le taux de chômage devrait commencer à baisser.
L’assainissement budgétaire doit se faire de manière à garantir la viabilité des finances publiques tout en préservant l’investissement dans les infrastructures et la résilience au changement climatique. L’activité étant bien en deçà des capacités et les anticipations d’inflation bien ancrées, la banque centrale pourrait continuer d’assouplir sa politique à court terme, avec suffisamment de marge pour en modifier le rythme. Des réformes structurelles sont nécessaires pour dynamiser une croissance de la productivité restée faible. Il faut notamment parvenir à un approvisionnement énergétique plus fiable et plus abordable économiquement, approfondir le marché de capitaux, promouvoir un cadre réglementaire plus ouvert et améliorer l’efficience du secteur de la santé pour faire face aux tensions liées au vieillissement démographique.