La croissance du PIB devrait passer de 2.5 % en 2025 à 3.1 % en 2026 avant de baisser à 2.0 % en 2027. Ces projections sont largement tributaires de la consommation des ménages. À la forte hausse des salaires réels devraient s’ajouter des retraits ponctuels des comptes d’épargne-retraite privés en 2026, ces deux effets se dissipant en 2027. Après un recul en 2024, l’investissement sera favorisé par l’amélioration du climat des affaires, de l’utilisation des capacités et des conditions de financement. L’inflation devrait atteindre 3.5 % en 2025, sous l’effet de la progression des salaires et de l’augmentation des droits d’accise, avant de se replier à 3.0 % en 2026 et 2.5 % en 2027, en phase avec l’évolution du coût unitaire de la main-d'œuvre.
L’orientation budgétaire devrait s’assouplir au cours des deux prochaines années, principalement en raison de l’augmentation des dépenses consacrées à la défense et aux retraites. Il sera essentiel de dégager une marge de manœuvre budgétaire supplémentaire pour financer les besoins de dépenses à venir. Cela pourrait passer par l’amélioration de l’efficacité de la dépense publique, l’élargissement de la base d’imposition et le soutien à l’activité économique formelle. L’approfondissement des marchés de capitaux grâce à l’augmentation de l’offre et de la demande de capitaux non bancaires, la mobilisation de la finance numérique et l’assouplissement des règles d’investissement applicables aux fonds de pension, contribuerait à réduire les contraintes financières auxquelles se heurtent de nombreuses entreprises et à soutenir la croissance de la productivité.