La croissance du PIB réel devrait s’établir à 6.7 % au cours de l’exercice budgétaire 2025‑26, à 6.2 % en 2026‑27 et à 6.4 % en 2027‑28. Le relèvement des droits de douane imposés par les États-Unis devrait peser sur les exportations. Cependant, la consommation privée sera soutenue par la progression des revenus réels, sachant que l’inflation reste faible et que les impôts sur la consommation diminuent. Le recul des coûts d’emprunt et la vigueur des dépenses publiques d’investissement préserveront le dynamisme de l’investissement. L’inflation globale, qui est actuellement faible, devrait converger progressivement vers l’objectif de 4 %. Les risques sont globalement équilibrés. Les négociations bilatérales avec les États-Unis pourraient aboutir à une baisse des droits de douane et stimuler les exportations et l’investissement, tandis qu’une hausse des prix des importations de pétrole pourrait engendrer des tensions inflationnistes.
L’orientation de la politique budgétaire, qui est aujourd’hui globalement neutre, permet de concilier des mesures de soutien de la croissance, malgré les obstacles pesant sur les échanges mondiaux, et la nécessité de reconstituer des marges de manœuvre budgétaires et de placer la dette publique sur une trajectoire plus prudente. La politique monétaire s’est assouplie depuis le début de l’année ; toutefois, étant donné que l’inflation se situe en deçà de l’objectif et que la croissance est inférieure à son rythme tendanciel, de nouvelles baisses du taux directeur sont possibles. Préserver la vigueur de l’investissement public tout en encourageant la participation du secteur privé via un renforcement des partenariats public-privé accélérerait le développement des infrastructures et réduirait les goulets d’étranglement persistants.