L’activité économique reste atone et le PIB réel devrait progresser de 1.1 % en 2026 puis de 1.8 % en 2027. Les échanges seront ralentis par la baisse de la demande extérieure imputable aux droits de douane. L’absorption accélérée des fonds de l’UE soutiendra l’investissement, mais l’incertitude économique accrue et les mesures d’assainissement budgétaire freinent la formation de capital. La montée des tensions géopolitiques, le renforcement des obstacles aux échanges, les mesures futures d’assainissement budgétaire et la croissance plus lente que prévu dans le secteur automobile européen font peser des risques à la baisse sur les perspectives.
Il est nécessaire de reconstituer des marges de manœuvre budgétaires à l’aide de plans d’ajustement pluriannuels crédibles visant à réduire les dépenses et à élargir la base d’imposition. Une amélioration de l’efficience des dépenses publiques, passant notamment par un renforcement des capacités de préparation et de mise en œuvre des projets, peut contribuer à une meilleure utilisation des fonds de l’UE. Afin de réduire l’incertitude et de stimuler la croissance, il est essentiel de renforcer l’état de droit, de lutter contre la corruption et d’accroître la confiance dans le système judiciaire, mais aussi d’améliorer l’environnement réglementaire. Un enseignement supérieur de meilleure qualité et un renforcement des mesures destinées à inciter les adultes à se former permettraient de réduire les pénuries de compétences et d’aider les entreprises à développer leur activité.