La croissance économique s’établira à 2.8 % cette année, 2.8 % en 2026 et 2.9 % en 2027. L’investissement recommencera à se redresser de manière progressive et partielle, sur fond d’assouplissement des conditions financières, mais il restera modéré en raison du climat d’incertitude. La consommation privée bénéficiera du recul de l’inflation, de la bonne santé du marché du travail et de l’abondance des envois de fonds des travailleurs émigrés. La contribution du secteur extérieur sera moindre, sachant que la production nationale et le bas niveau des prix du pétrole sont des facteurs qui pèsent sur les exportations pétrolières et minières, et que les importations sont élevées. L’inflation devrait baisser, mais rester supérieure à l’objectif de 3 % jusqu’en 2027.
La politique monétaire devrait être restrictive afin de garantir un retour de l’inflation vers l’objectif. Si l’assainissement des finances publiques sera de nouveau de mise, les déficits budgétaires devraient excéder nettement 4 % du PIB étant donné que la suspension de l’application de la règle budgétaire demeurera en vigueur. Afin de stabiliser la dette et de rétablir la confiance des investisseurs, une stratégie d’assainissement plus ambitieuse s’impose, passant notamment par une réforme fiscale de grande ampleur et une réduction des rigidités budgétaires. Un retour à la règle budgétaire et le rétablissement d’un ancrage de la dette crédible à moyen terme seront aussi des paramètres essentiels.