La croissance économique restera forte et s’établira à 3.0 % en 2025, avant de se modérer pour atteindre 2.6 % en 2026 puis 2.4 % en 2027. La consommation des ménages et des administrations publiques continuera de soutenir l’activité. Le décaissement des fonds restants de l’UE et le regain de confiance lié à l’adoption de l’euro en 2026 étayeront l’investissement. La croissance des exportations suivra la demande sur les principaux marchés européens. L’inflation globale a progressé en raison des tensions salariales, du rétablissement des taux de TVA et de la hausse des prix des services d’utilité publique, mais elle fléchira à mesure que la croissance des salaires ralentira. Toutefois, une hausse persistante des salaires pourrait retarder la désinflation.
Une augmentation sensible des pensions de retraite, des salaires dans le secteur public, des transferts sociaux et des dépenses d’investissement, conjuguée à des recettes inférieures aux prévisions, pourrait imposer des ajustements des dépenses pour maintenir le déficit budgétaire dans les limites fixées par l’UE. Assainir les finances publiques de manière modérée tout en mettant davantage l’accent sur des dépenses propices à la croissance permettrait de réduire les tensions inflationnistes et de stimuler la croissance économique. Des réformes structurelles visant à simplifier les procédures d’octroi de permis pour le développement des énergies renouvelables et l’accès au réseau, ainsi que les procédures d’immatriculation des entreprises, d’autorisation et de raccordement aux services publics, accéléreraient la transition écologique et amélioreraient le climat des affaires.