L’économie devrait croître de 2.9 % en 2021, de 4.1 % en 2022 et de 2.4 % en 2023. La reprise est bridée par des pénuries d’intrants essentiels, même si l’ampleur des stocks de commandes non exécutées laisse augurer la possibilité d’un rebond vigoureux avec le relâchement des contraintes pesant sur l’offre. La consommation privée va s’accélérer en 2022 du fait d’un regain de confiance. La faiblesse des taux d’intérêt et l’accroissement des tensions sur les capacités favoriseront un investissement solide. L’inflation va probablement diminuer en 2022, mais restera élevée. L’incertitude et la progression des cas de COVID-19 et la persistance des pénuries d’approvisionnements dans des secteurs critiques pourraient cependant ralentir la reprise.
La politique budgétaire soutiendra de moins en moins la croissance, même si l’investissement public est appelé à augmenter et pourrait jouer un rôle plus important pour peu que les contraintes de livraisons puissent être surmontées. Stimuler les investissements dans les infrastructures et renforcer la capacité de planification permettraient d’accélérer la transition énergétique et la transformation numérique. Le renforcement des politiques actives du marché du travail, en particulier la formation, faciliterait les transitions professionnelles vers des emplois très demandés.