L’économie se redresse et devrait retrouver au début de 2022 les niveaux atteints avant la crise. La croissance de la production devrait s’élever à 6.9 % en 2021, avant de ralentir pour s’établir à 4.7 % en 2022 et à 2.1 % en 2023. La consommation constituera le principal moteur de la croissance durant la période couverte par les projections. L’investissement des entreprises s’améliorera, mais son redressement restera entravé par le climat d’incertitude. La hausse des coûts à la frontière consécutive à la sortie du Royaume‑Uni du marché unique de l’Union européenne (UE) freine les importations et les exportations. Le chômage continuera de reculer. L’inflation s’accélérera encore en raison de la hausse des prix de l’énergie et des matières premières, et de la persistance des difficultés d’approvisionnement. Elle devrait culminer à 4.9 % au premier semestre de 2022, avant de retomber vers le taux cible de 2 % avant la fin de 2023.
La politique monétaire devrait être progressivement resserrée afin de ramener l’inflation vers l’objectif à moyen terme dans la mesure où les tensions sur les prix semblent appelées à perdurer. La politique budgétaire devrait continuer à soutenir l’économie et être mieux ciblée en faveur de la restructuration économique. Promouvoir la formation et les programmes d’accompagnement de carrière peut faciliter le redéploiement des ressources et simplifier les transitions professionnelles. Afin de soutenir l’investissement, les programmes publics devraient viser à donner des assurances sur les enjeux à long terme tels que la transition vers la neutralité carbone. L’impact de la suppression progressive des mesures de soutien budgétaire sur les entreprises et les ménages, dans un contexte de hausse des impôts, devrait être surveillé de près, afin d’éviter de mettre la reprise en péril.