Après avoir retrouvé son niveau antérieur à la pandémie de COVID-19 au premier semestre de 2021, l’activité économique va provisoirement ralentir sous l’effet de la quatrième vague. Au cours des deux prochaines années, la croissance devrait rester ferme, à quelque 4.5 % en 2022 et en 2023, en supposant que la pandémie soit de nouveau maîtrisée. La consommation privée sera tirée par la demande non satisfaite et l’investissement augmentera sensiblement, favorisé par l’absorption des fonds de l’UE. Les tensions sur le marché du travail vont pousser les salaires à la hausse et maintenir l’inflation au-dessus de l’objectif de la banque centrale.
Il est essentiel d’accélérer le rythme de la vaccination, actuellement faible, et de mettre en place des aides en faveur des personnes les plus touchées par les répercussions de la pandémie pour soutenir la reprise. Si cette dernière suit la trajectoire prévue, il conviendra d’amorcer un assainissement budgétaire en 2022 et de remédier aux déséquilibres notables des finances publiques, dont ceux concernant la viabilité du système de retraite. La politique monétaire devrait poursuivre sa normalisation graduelle de façon à préserver le bon ancrage des anticipations d’inflation. Créer des conditions plus propices à l’investissement vert et numérique, notamment en palliant la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, est indispensable pour obtenir une croissance durable.