La forte accélération de l’activité économique observée en 2021 après la crise liée au COVID-19 devrait s’atténuer progressivement en 2022 et en 2023, où le taux de croissance devrait s’établir à 4.6 % et 2.6 %, respectivement. La reprise devrait être soutenue par une politique budgétaire expansionniste, notamment par les investissements financés dans le cadre du plan « Next Generation EU », ainsi que par la normalisation progressive des activités de services. La hausse progressive de l’emploi devrait favoriser une croissance régulière de la consommation. L’augmentation récente de l’inflation globale devrait ralentir, mais l’inflation sous-jacente devrait s’accélérer sous l’effet de la diminution des capacités excédentaires et de la hausse du pouvoir d’achat.
On s’attend à ce que la politique budgétaire reste expansionniste au cours de la période considérée. Les transferts versés aux ménages pour amortir les chocs liés aux prix de l’énergie et la réforme prévue des impôts et des filets de protection sociale seront importants pour soutenir la reprise. Il faudrait que les aides aux entreprises soient de plus en plus ciblées sur les plus viables d’entre elles. Un renforcement de la croissance sera nécessaire à moyen terme pour alléger la dette publique. Il demeure essentiel d’engager des réformes structurelles pour faire passer au numérique et simplifier la justice civile et le régime des faillites, renforcer la concurrence, en particulier dans les services, et accroître l’efficacité de l’administration publique, ainsi que de réformer les impôts pour réduire le coin fiscal sur le travail et la complexité du système d’imposition.