Le PIB progressera de 3.9 % en 2022 et de 2.9 % en 2023. La croissance sera portée par la vigueur de la demande extérieure, ainsi que par le rebond progressif du secteur du tourisme. La consommation s’affermira peu à peu, à la faveur d’un redressement graduel du marché du travail et de l’accélération de la vaccination. Dynamisé par l’amélioration des perspectives économiques, l’investissement privé s’inscrira en forte hausse. Quant à l’inflation, elle augmentera progressivement, mais restera sans doute inférieure à l’objectif de 3 %, sachant que les capacités inutilisées demeurent abondantes dans le pays.
Les autorités budgétaires devraient poursuivre le redéploiement des dépenses au profit de la protection sociale afin de soutenir la reprise, tout en menant la réforme de l’emploi public et en augmentant les recettes budgétaires de façon à accroître l’efficience du secteur public et à assurer la viabilité de la dette. La politique monétaire devrait rester accommodante aussi longtemps que les anticipations d’inflation demeureront bien ancrées et que l’inflation sera inférieure au taux cible fixé par la banque centrale. Une suppression progressive des dérogations au droit de la concurrence stimulerait la productivité et ferait baisser les prix. Réaliser un transfert de charge fiscale en allégeant les cotisations de sécurité sociale tout en augmentant les prélèvements sur le patrimoine et réduire les coûts de création d’entreprise doperaient l’emploi dans l’économie formelle.