Les perturbations des chaînes d’approvisionnement ont entraîné une décélération de la reprise économique canadienne, sans toutefois l’interrompre. La quatrième vague de COVID-19 refluant, la production devrait dépasser les niveaux observés avant la pandémie d’ici à la fin de 2021, puis connaître une progression supérieure à la tendance, de 3.9 % en 2022 et de 2.8 % en 2023. L’inflation devrait se modérer à mesure que les perturbations affectant la production s’estomperont, avant d’accélérer à nouveau sous l’effet de la baisse du chômage. Des contraintes de plus longue durée sur l’offre pourraient néanmoins maintenir l’inflation à un niveau durablement élevé et retarder l’accélération attendue des échanges commerciaux et des dépenses des ménages.
Il faudrait commencer à réduire le soutien monétaire à mesure que les capacités inutilisées dans l’économie sont absorbées. Les tensions sous-jacentes sur les prix ainsi que les déséquilibres financiers doivent être étroitement surveillés. Les déficits budgétaires diminueront au cours des deux prochaines années, l’amélioration du climat des affaires permettant un retrait progressif des mesures de soutien liées à la pandémie. Il conviendrait de réduire le poids de la dette publique à moyen terme afin de reconstituer une marge de manœuvre budgétaire pour faire face à de futurs chocs. Des mesures visant à améliorer l’accessibilité financière des logements et les aides à la garde d’enfants figurent, à juste titre, à l’ordre du jour des politiques sociales. L’amélioration des procédures d’insolvabilité favoriserait une reprise vigoureuse de l’activité des entreprises.