Après la deuxième vague d’infections, qui a culminé en mai, la reprise s’accélère et la croissance du PIB devrait atteindre 9.4 % au cours de l’exercice budgétaire 2021-22, avant de refluer à 8.1 % en 2022-23 puis à 5 ½ pour cent en 2023-24. L’inflation est restée proche de la limite supérieure de la fourchette retenue comme objectif par la Banque de Réserve de l’Inde (RBI, Reserve Bank of India), mais elle devrait baisser à mesure que les perturbations des chaînes d’approvisionnement seront résolues. Les marchés financiers restent dynamiques et les entrées de capitaux soutiennent l’accumulation de réserves. Le principal risque à la baisse pesant sur les projections tient à l’apparition d’un nouveau variant du virus, en particulier s’il devait s’accompagner d’un relâchement des comportements, ainsi qu’à un environnement économique et financier mondial moins favorable.
L’articulation des politiques macroéconomiques est bien équilibrée. La RBI se tient prête à intervenir de manière résolue si l’appréciation des cours mondiaux des matières premières devait entraîner une hausse des salaires, puis de l’inflation sous-jacente. Le gouvernement est par ailleurs déterminé à investir davantage dans les infrastructures sociales et matérielles, même s’il conviendrait également d’accroître le soutien budgétaire direct et ciblé en faveur des entreprises et des ménages vulnérables. Réduire les réglementations inutiles sur les marchés du travail et de produits, accélérer la vente des entreprises publiques dans des secteurs non stratégiques après la cession réussie d’Air India et restructurer les banques publiques stimuleraient l’investissement et la création d’emplois.